PARALYMPIQUES PARIS 2024

Mon travail de photographe me donne l’opportunité de couvrir pour la première fois des Jeux Paralympiques à Londres en 2012. La forte implication de la capitale anglaise donne un coup de projecteur incroyable à ces sportifs. J’ai eu la chance de photographier de grands événements sportifs à travers le monde, et pourtant ce sera mon plus grand choc visuel et émotionnel en découvrant ces disciplines. La chaîne britannique « Channel 4 » qui détenait alors les droits de retransmission obtient une audience record de 40 millions de personnes, soit 69% de la population de Grande-Bretagne. Entre 2022 et 2024, grâce au dispositif Pass Culture, je montre mon travail dans les collèges et lycées devant des élèves très attentifs. C’est en indépendant que je couvre les JO Paralympiques Paris 2024 pour continuer mon travail, bien loin de l’actualité et de ses contraintes. En pensant au noir et blanc pour le rendu final, j’ai eu l’impression d’un hommage supplémentaire pour ces corps meurtris.

Biographie

S’il y a bien un art que l’on peut associer à la vitesse, c’est celui de la photographie de sport. Le talent de ce photographe autodidacte s’est exercé notamment dans ce domaine. Il va parcourir le monde, en quête d’images uniques sur les championnats, les Jeux Olympiques ou des épreuves plus confidentielles. Certaines de ces images quittent les pages de magazine pour se retrouver en galerie d’art aux côtés de photographes prestigieux comme Jean- Loup Sieff ou Henri Cartier-Bresson. Ces dernières années, il a partagé son expérience du sport paralympique dans les collèges et lycées. Il s’est intéressé également aux techniques anciennes du collodion, sur plaques de verre ou du cyanotype, un procédé artisanal monochrome. Histoire de ralentir un peu le temps qui passe.